Social Media Week Espaces publics vs Citybot : une explication

Espaces publics vs Citybot

Citybot

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Diapositive 1 (présentation de l’équipe)

L’équipe :
– Aline Terrien : étudiante en M1 en Génie Urbain à l’université Paris-Est Marne-la-Vallée
– Benjamin Hecht : conseiller municipal dans le XIIème, diplômé de l’Institut d’urbanisme de Grenoble, consultant centré sur la question de du support vidéo et de la ville
– Margot Clavel : étudiante en M2 à l’Institut d’Urbanisme de Lille
– Anna Lochard, ingénieur des Mines de Paris sur les questions d’accès à l’énergie, en master spécialisé d’urbanisme aux Ponts et Chaussées

Diapositive 2 (définition du sujet et démarche)

Nous avons choisi de nous intéresser à la problématique de l’utilisation des technologies numériques dans l’espace public, et plus précisément dans notre manière de parcourir et de se déplacer dans l’espace public.
L’espace public est ici entendu comme un espace physique accessible, la rue en étant l’exemple par excellence, bien que notre réflexion se soit également accès sur l’espace public dématérialisé et sur les nouveaux espaces publics/privés marchands comme les centres commerciaux ou terrasse de café.
Notre démarche durant cet atelier a été la suivante : tout d’abord, nous avons voulu repérer les modifications dues aux « nouvelles technologies » déjà sensibles de notre appréhension de l’espace public. Pour cela nous avons procédé par recentrements successifs et par brainstorming. Ensuite, nous avons poussé ces traits au maximum pour en repérer les éventuelles dérives, et enfin nous nous sommes placer dans un scénario volontairement pessimiste et imaginaire dans le quel ces dérives seraient une réalité quotidienne. Cela nous permettra de libérer notre imagination dans notre réflexion et nous a permis de proposer deux pistes de réflexions, qui ne sont certes pas nouvelles, mais qui peuvent être réinterprétées dans ce nouveau contexte. Ces propositions ne sont en aucun cas « anti-numériques » mais visent à questionner ce nouveau rapport à l’espace de la ville.

Diapositive 3 (NTIC et espaces publics)

Les impacts constatés actuellement par nos nouveaux usages dans notre démarche dans l’espace public sont de plusieurs ordres. Il ne s’agit pas de tous les détailler mais nous donnerons tout de même ici quelques exemples.
Tout d’abord, le Smartphone et les tablettes numériques nous donnent une impression de superposition des couches : nous sommes physiquement dans l’espace public, mais nous sommes également en permanence connectés à nos mails, à facebook, ou encore à la presse et à l’actualité, les écouteurs sur les oreilles. Impossible donc de s’ennuyer, et une double présence : ici, mais aussi dans notre espace numérique, nous donnant l’impression de traverser l’espace public avec une disponibilité moindre sur l’environnement extérieur et sur les bruits et fracas de la ville.
Autre exemple, les logiciels permettant d’estimer l’heure de passage du bus nous permettent de ne pas attendre dans le froid, mais cela signifie également supprimer des possibilités d’être là, simplement, sans rien faire, en position passive, attentiste et ouverte à l’environnement urbain. De même, le Smartphone et le fait d’avoir un plan avec sa position localisée, tout comme le GPS en son temps, modifie notre rapport aux rues et permet de ne plus laisser la possibilité de se perdre, et donc d’explorer, d’hésiter.
Enfin, les nouvelles technologies nous donnent une connaissance plus approfondie mais théorique de notre quartier : nous avons une conscience plus aigue de la multiplicité des potentialités (évènements, concerts…) qui s’offre à nous, mais nous avons l’impression de ne pas en profiter, de ne pas réaliser ces potentialités et finalement de ne pas connaître réellement notre environnement, d’où un retour à la mode de la promenade urbaine et de la dérive des situationnistes.

Diapositive 4 (dérives)

Cela nous permet donc d’envisager certains axes de « dérives », terme volontairement fort. La rue deviendrait-elle un lieu de passage terne et standard, que l’on traverse plus que l’on ne parcourt ? La flânerie n’y trouve alors plus qu’une place qu’en situations exceptionnelles, lors de promenades organisées ou lors de jour d’exceptionnels beaux temps, mais de moins en moins dans notre quotidien. Notre disponibilité à la diversité de notre environnement urbain, lui-même enrichi et renouvelé par les nouvelles technologies, ne se s’en trouve-t-elle pas drastiquement diminuée ? Et enfin, la multiplicité des données que nous prenons, donnons, volontairement ou involontairement ne viennent-elles pas nous obliger à des arbitrages permanents, nous donnant l’impression de pouvoir et devoir faire un choix « rationnel » en toute circonstances et laissant une place moindre aux concours de circonstances ?

Diapositive 5 (citybot)

Voilà donc notre monde et cadre de réflexion : le monde de citybot, figure classique du cyborg, humain augmenté par de nombreux appendices numériques, toujours présent dans la ville et son univers dématérialisé du cloud, en communication constante, volontaire ou non, avec la ville, les autres et l’univers urbain. Cette communication ne passe plus par les sens traditionnels uniquement, mais principalement via ces nouvelles technologies. Quelles pistes d’analyse pour une meilleure prise en compte de ce phénomène de « cyborgisation » ?
Deux constats sont apparus progressivement à nous : d’une part, la nécessité de laisser la place à l’incident, évènement imprévu et informel. Prenons une situation courante : une annonce vient informer les usagers d’une ligne de métro qu’il y a un incident sur la ligne. Immédiatement, des regards de connivences se créent entre les usagers, des dialogues, même brefs, s’engagent. L’évènement crée donc une forme de reconnexion avec l’espace public et les autres personnes s’y trouvant.
D’autre part, la notion de la possibilité du choix apparaît comme pertinente : en effet, mettre en perspective le caractère ultra-connecté de notre démarche quotidienne en le mettant en contraste avec d’autres espaces, en venant le questionner, permettrait probablement d’en limiter les effets négatifs.

Diapositive 5 (une géographie on/off)

La première piste de réflexion qui nous semble importante est celle de l’apparition d’espaces et de temps déconnectés. Ces espaces et moments peuvent être clairement identifiés. Par exemple, une rue entièrement non connecté avec des bulles où l’on pourrait se reconnecter. Ou encore, des espaces de détente ou des salles de travaux dirigés déconnectés. L’apparition d’un interrupteur, visible et identifié, qui permettrait de « déconnecter » un appartement tout comme il est possible de couper la lumière (aujourd’hui, il n’existe même pas de bouton on/off sur une box). Ces espaces et temps viseraient à faire prendre conscience de notre caractère connecté. Mais il pourrait être intéressant également de les penser comme un incident, pseudo-aléatoire, à certains lieux, à certains moments qui viendrait créer des potentialités et des temporalités différentes.

Diapositive 6 (TAZ)

Enfin, les Zones d’Autonomies Temporaires, ou TAZ, sont le deuxième point de notre réflexion. Ces zones et ces temps ne peuvent et ne doivent pas être prévu, mais il est par contre important de leur laisser la place de venir question l’urbanité qui nous entoure. Ces TAZ évolueront en même temps que les nouvelles technologies, auront des formes variées, mais viennent encore une fois décaler le regard et créer l’incident. Le passant peut choisir ensuite de s’en saisir ou de continuer son chemin, mais un choix s’impose à lui. Les TAZ existent déjà bien entendu, mais l’évolution sociale que nous envisageons devrait leur donner une importance et un rôle renouvelés. Cela permet également de proposer une alternative à la « ville-entertainment » souvent mise en place par les pouvoirs publics (Paris Plage, la Nuit Blanche…), de laisser la possibilité à un certain informel créatif de se développer.

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Une réflexion au sujet de « Social Media Week Espaces publics vs Citybot : une explication »

  1. Ping : Reproduction de l’article d’Urbanews du 24/02/2012 | Urba, TIC et Vidéos

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